Le devis d'exemple : Extension de 20 m² accolée à la maison : gros œuvre et enduit
Maison de plain-pied de 1985, 95 m² de surface de plancher, en zone urbaine d'une commune dotée d'un PLU. L'extension de 5 m sur 4 m intérieurs (environ 24 m² d'emprise au sol, murs compris) prolonge le séjour ; charpente, couverture et menuiseries sont chiffrées par d'autres entreprises. Modifiez les quantités, les prix ou les taux : le total se recalcule.
Terre végétale décapée, fouilles en rigole, terres mises en dépôt sur la parcelle
Trois côtés de l'extension, profondeur hors gel
Hérisson compacté, film polyéthylène, treillis soudé, finition talochée
Élévation sur 2,50 m, baies réservées selon les plans, linteaux compris
Chaînage en tête de mur et raidisseurs d'angle
Baie de 2 m : étaiement, poutre selon note de calcul, reprise des tableaux
Teinte assortie à la maison, finition grattée
Du terrassement à l'enduit : le gros œuvre d'une extension de 20 m² en neuf lignes
Fondations : la profondeur et l'hypothèse de sol
Les semelles filantes courent sur les trois côtés de l'extension, le quatrième étant la maison. Leur profondeur dépend du gel et du sol : écrivez la profondeur et la section retenues, et sur quel sol vous comptez. Si la maison existante a des fondations peu profondes, la jonction des deux mérite une attention particulière, parfois l'avis d'un bureau d'études.
Soubassement et dallage : se caler sur le sol de la maison
Le niveau fini de l'extension doit tomber au niveau du sol de la maison, sans marche. Le soubassement, l'arase étanche et le dallage se chiffrent pour ce niveau. Écrivez si l'isolant sous chape et la chape sont compris ou laissés à un autre corps de métier : c'est un poste qui se perd facilement entre deux devis.
Murs et chaînages : réserver les baies
Les murs en parpaings de 20 cm se montent avec les réservations des baies, aux cotes données par le menuisier. Les chaînages en tête et aux angles tiennent l'ensemble ; les linteaux des baies sont compris dans la ligne des murs. Demandez les cotes des menuiseries avant de chiffrer : une baie élargie après coup se paie deux fois.
L'ouverture de liaison dans la maison
Relier l'extension au séjour, c'est ouvrir le mur de façade existant, souvent porteur : étude, étaiement, poutre, appuis. Le modèle de devis d'ouverture dans un mur porteur détaille ce poste ligne par ligne.
Ce que ce devis ne couvre pas
Charpente, couverture, menuiseries, isolation, électricité et chauffage ont ici leur propre devis. Listez-les en « non compris » : le client sait ce qu'il lui reste à chiffrer, et personne ne découvre en fin de chantier qu'une ligne manquait.
Extension de maison : 20 % de TVA, quelle que soit sa taille
Une extension est une addition de construction. L'administration range ces travaux (construction d'un garage, surélévation d'un étage, création d'une cave) au taux normal dans tous les cas, quelle que soit la surface créée et même sur une maison ancienne. Toutes les lignes de l'exemple sont donc à 20 %, sans mention à faire certifier par le client.
Une tolérance existe pour un tout petit ajout : une surface de plancher augmentée de 9 m² au plus peut rester au taux réduit, ce que l'administration illustre par le local rendu nécessaire par une chaudière ou un ascenseur. Elle ne concerne pas un agrandissement de 20 m².
La règle des 10 % de surface de plancher vise autre chose : des travaux faits dans le volume existant (combles aménagés, mezzanine) qui augmentent la surface de plus de 10 % passent eux aussi au taux normal. Les travaux intérieurs faits en même temps qu'une extension posent une question à part : dans l'exemple, l'ouverture de liaison, indissociable de l'extension, est chiffrée à 20 % ; pour des travaux intérieurs distincts, faites valider le taux par votre comptable.
Urbanisme, dommages-ouvrage, décennale : ce qui doit précéder l'ouverture du chantier
Déclaration préalable ou permis de construire
Un agrandissement qui crée plus de 5 m² demande une déclaration préalable jusqu'à 20 m² d'emprise au sol et de surface de plancher, ou jusqu'à 40 m² en zone urbaine d'une commune dotée d'un PLU ; au-delà, un permis de construire. En zone urbaine, entre 20 et 40 m², le permis redevient obligatoire si la surface de plancher totale de la maison dépasse 150 m² après travaux, et l'architecte avec lui. L'exemple (environ 24 m² d'emprise, zone urbaine, 115 m² au total) passe par une déclaration préalable.
L'assurance dommages-ouvrage, à la charge du client
Le maître d'ouvrage doit souscrire une assurance dommages-ouvrage avant l'ouverture du chantier : elle finance la réparation des désordres de nature décennale sans attendre que les responsabilités soient tranchées. Le particulier qui agrandit sa propre maison n'encourt pas la sanction pénale, mais sans elle il attend l'issue du litige pour être réparé, et il reste responsable envers son acheteur s'il vend dans les dix ans. Demandez son attestation, ou notez sur le devis qu'il a été informé.
Décennale, acompte et situations
Votre attestation décennale est jointe au devis et aux factures. Sur un chantier de plusieurs semaines, l'acompte à la signature puis des factures de situation à l'avancement évitent de financer le chantier ; Nexorio les crée depuis le devis accepté, jusqu'à la facture finale. Si le marché prévoit une retenue de garantie, elle est de 5 % au plus et se rend un an après la réception.
Quatre pièges d'un devis d'agrandissement
Confondre surface intérieure et emprise au sol
20 m² habitables donnent environ 24 m² d'emprise au sol une fois les murs comptés. Hors zone urbaine, l'extension dépasse alors 20 m² et demande un permis de construire, au délai d'instruction plus long. Écrivez les deux surfaces sur le devis.
Oublier ce qui est fixé sur la façade
Descente d'eaux pluviales, regard, compteur, climatiseur, robinet extérieur : tout ce qui se trouve sur la façade où s'appuie l'extension doit être déplacé. Chiffrez-le, ou écrivez qui s'en charge.
Le niveau du seuil relevé trop tard
Si le sol de la maison est plus haut que prévu, il faut rehausser le dallage, donc le soubassement. Relevez le niveau fini intérieur à la visite et reportez-le sur le devis.
Les terres laissées sans destination
14 m³ de fouilles et de décapage remplissent au moins une benne, davantage si le terrain est en pente. Si le client garde la terre sur sa parcelle, écrivez où elle est déposée : c'est aussi une des informations sur les déchets que le devis doit contenir.
Questions fréquentes sur ce devis
Qui dépose la déclaration préalable d'une extension, le client ou le maçon ?
La demande est faite au nom du propriétaire, ou d'une personne qu'il autorise. Vous pouvez l'aider à réunir les plans et la notice, et facturer ce travail sur une ligne à part si vous le proposez. Ne commencez pas les travaux avant que la mairie ait accepté le projet.
Peut-on signer le devis avant l'accord de la mairie ?
Oui, en écrivant que les travaux sont subordonnés à l'obtention de l'autorisation d'urbanisme, et ce qui se passe si elle est refusée : remboursement de l'acompte, frais déjà engagés. Le client s'engage sans risque, et vous réservez votre planning.
Faut-il un architecte pour une extension de 20 m² ?
Pas dans l'exemple. Un particulier doit recourir à un architecte quand son projet passe par un permis de construire et que la surface de plancher totale de la maison dépasse 150 m² après travaux. Une maison de 95 m² agrandie de 20 m² reste en dessous.
Le client peut-il réaliser lui-même une partie du gros œuvre ?
Il le peut, mais retirez ces postes du devis et écrivez-le : vous ne répondez pas d'un ouvrage que vous n'avez pas fait. Méfiez-vous des jonctions, comme un dallage coulé par le client sur lequel vous montez vos murs, et notez son état avant de poursuivre.
Autres modèles de devis : maçonnerie
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Pour aller plus loin
- Facture de situation BTP : avancement et solde
- Retenue de garantie BTP : modèle de devis et calcul
- PV de réception de travaux : modèle et réserves